Sous-titres : transformez vos vidéos en contenu lisible (et regardé)
- Thomas FILLEZ

- 26 janv.
- 4 min de lecture
Sur mobile, beaucoup de gens regardent sans le son. Dans les transports, au travail, le soir dans le canapé, ou tout simplement par habitude : le son est souvent coupé. Et sur les formats courts, ça change tout. Parce que si la personne ne comprend pas immédiatement ce qui se passe, elle ne “devine” pas : elle scroll.
Dans ce contexte, les sous-titres ne sont pas un bonus. Ce sont des rails. Des rails qui empêchent l’attention de décrocher, qui rendent le message clair, et qui donnent un confort immédiat.Une vidéo sous-titrée, c’est une vidéo qui se comprend vite, donc une vidéo qui se regarde plus longtemps.
Mais attention : “mettre des sous-titres” ne suffit pas. La différence se fait sur la manière de les écrire, de les rythmer, et de les intégrer à votre identité. Les bons sous-titres ne sont pas juste du texte : ce sont un outil de narration et un repère de marque.
1) Commencez par la vraie règle : capter en 1 seconde
Avant les sous-titres, il y a une priorité : l’accroche.Une vidéo qui fonctionne a souvent une première phrase qui fait une promesse claire. Et si le son est coupé, cette phrase doit exister visuellement.
Dès la première seconde, vous devez dire : “Ça vaut le coup de rester.”
Les sous-titres peuvent porter cette accroche :
une question (“Vous postez, mais personne ne reste ?”),
une promesse (“En 30 secondes, vous saurez quoi changer.”),
un résultat (“Avant/après : même vidéo, x2 de rétention.”),
un constat (“Le problème n’est pas votre contenu… c’est votre clarté.”)
L’objectif n’est pas d’être agressif. L’objectif est d’être clair et intriguant.
2) Faites des sous-titres courts : 1 idée = 1 ligne
Le mobile ne pardonne pas les pavés. Le cerveau n’a pas le temps de lire une phrase longue tout en regardant l’image.
Donc règle simple :
1 idée = 1 ligne.
Et même mieux :
phrases courtes,
vocabulaire simple,
rythme rapide,
verbe actif.
Pourquoi ? Parce que vos sous-titres sont une “rampe” de lecture. Ils doivent accompagner, pas ralentir.
Exemple :Au lieu de :“Ce que vous devez absolument faire pour améliorer vos vidéos, c’est travailler votre accroche et votre structure.”
Faites :“Le truc n°1 ? L’accroche.”“Le truc n°2 ? La structure.”
Deux lignes, deux idées, zéro surcharge.
3) Faites des sous-titres qui se lisent au rythme de la voix
Les sous-titres efficaces ne sont pas forcément “mot à mot”. Ils sont compréhensibles.
Si vous sous-titrez tout exactement, vous obtenez :
des lignes trop longues,
un texte qui saute trop vite,
une lecture fatigante.
Le but est de traduire l’intention, pas de transcrire chaque respiration.
Posez-vous la question :
“Si quelqu’un lit juste les sous-titres, est-ce qu’il comprend l’essentiel ?”
Si oui, c’est bon.Si non, simplifiez.
4) Mettez en valeur les mots-clés (sinon tout se ressemble)
Un problème classique : les sous-titres sont présents, mais ils ne guident pas l’attention. Tout est au même niveau, donc rien ne ressort.
Pour rendre le texte “vivant”, vous pouvez mettre en valeur certains mots :
surbrillance,
graisse,
couleur d’accent (avec parcimonie),
“pop” sur un mot important,
ou simplement capitaliser un terme clé.
Ce qui compte, c’est la hiérarchie :
vos mots-clés doivent se repérer immédiatement,
vos phrases doivent se scanner rapidement.
Pro tip : mettez en valeur les mots qui portent la promesse : “simple”, “rapide”, “erreur”, “résultat”, “méthode”, “x2”, “éviter”, “clé”.
5) Gardez le même style : la répétition crée l’identité
Les sous-titres sont aussi un élément de branding.
Même sans logo, une marque peut être reconnaissable grâce à :
une typographie constante,
une position constante,
un style de surlignage,
un rythme récurrent,
une manière d’écrire (ton, vocabulaire).
C’est exactement comme une charte graphique : si vous changez tout à chaque vidéo, vous perdez en identité.Si vous répétez les mêmes codes, vous devenez reconnaissable.
Une bonne stratégie consiste à définir 1 à 2 styles maximum :
un style “standard” pour la majorité des contenus,
un style “impact” pour les mots clés ou les hooks.
6) Cadrez et rendez lisible : le confort est un avantage compétitif
Les sous-titres peuvent ruiner une vidéo s’ils sont mal placés.
Principes simples :
ne collez pas le texte au bord,
évitez de trop bas descendre (interfaces des applis),
gardez une taille lisible sur téléphone,
assurez un contraste suffisant (ombre, contour, fond léger).
Le spectateur ne doit jamais plisser les yeux.S’il doit faire un effort… il part.
Pro tip : testez sur téléphone, pas seulement sur ordinateur. Ce qui paraît lisible en grand devient parfois minuscule en mobile.
7) Utilisez les sous-titres pour créer du rythme (pas juste pour “traduire”)
Les sous-titres peuvent aussi devenir un outil de montage.Ils peuvent marquer les temps forts, créer des respirations, et donner une dynamique.
Quelques idées simples :
couper une phrase en deux lignes pour créer un suspense,
afficher une ligne, puis la suivante une demi-seconde après,
créer un “silence visuel” (rien à l’écran pendant une micro-seconde) pour relancer l’attention,
faire un mot clé “pop” sur un changement de plan.
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est puissant : vous utilisez le texte comme une mise en scène.
8) Évitez les erreurs qui rendent vos sous-titres “cheap”
Trop de texte : pavés illisibles.
Police trop fine : fatigue immédiate.
Sous-titres trop bas : masqués par l’UI.
Styles qui changent tout le temps : pas d’identité.
Pop sur tous les mots : surcharge visuelle.
La meilleure approche : simple, constant, lisible.
9) Checklist express : des sous-titres qui retiennent
✅ Hook dès la 1re seconde (visible)
✅ 1 idée par ligne (court, lisible)
✅ Mots-clés mis en avant (hiérarchie)
✅ Style constant (identité vidéo)
✅ Position safe + taille lisible (mobile)
Conclusion : les sous-titres ne sont pas du texte, ce sont de la rétention
Les sous-titres sont un outil stratégique : ils rendent vos vidéos compréhensibles sans son, ils guident l’attention, ils accélèrent la clarté, et ils peuvent devenir un repère de marque.
À l’ère du scroll, gagner 2 secondes de rétention change tout. Et les sous-titres sont l’un des leviers les plus simples pour y arriver — à condition de les traiter comme un élément de narration, pas comme une formalité.
Chez La Boîte à Vidéos, on construit souvent des systèmes de sous-titres “signature” : typographie, rythme, mots-clés, placement… pour que même sans logo, l’audience reconnaisse immédiatement la marque.


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