top of page

Brief : clarifiez le flou dès le départ

  • Photo du rédacteur: Thomas FILLEZ
    Thomas FILLEZ
  • 25 janv.
  • 5 min de lecture

Le brief, c’est la fondation. Et dans la production vidéo, tout ce qui n’est pas clair au départ revient plus tard… sous forme de retours infinis, de frustration, de délais qui explosent et de budget qui dérape.On peut avoir la meilleure équipe du monde, une image magnifique, un montage dynamique — si le brief est flou, le projet tangue.


Parce qu’un brief n’est pas “un document administratif”. C’est un outil de décision. Il sert à une chose : aligner tout le monde sur la même vision, pour que chaque choix (tournage, montage, rythme, ton, habillage, musique) aille dans la même direction.


Dans cet article, on va voir une méthode simple et ultra efficace pour écrire un brief clair, qui protège la qualité, le planning et la relation client.



1) Comprenez ce que fait vraiment un brief : il transforme une idée en critères

Beaucoup de briefs ressemblent à des intentions :

  • “On veut une vidéo moderne.”

  • “On veut quelque chose de dynamique.”

  • “On veut que ça donne envie.”


Le problème : ce sont des mots. Et les mots, chacun les comprend différemment.

Un bon brief transforme les intentions en critères concrets :

  • “dynamique” devient : rythme, durée des plans, type de musique, style de sous-titres,

  • “premium” devient : lumière contrôlée, plans stables, habillage minimal, mixage propre,

  • “donner envie” devient : preuve, témoignage, démonstration, call-to-action clair.


Autrement dit : le brief retire l’ambiguïté. Il rend le projet pilotable.`



2) Fixez l’objectif (un seul)

C’est le point le plus important… et celui qu’on saute le plus souvent.

Un objectif, ce n’est pas “faire une belle vidéo”.Un objectif, c’est ce que la vidéo doit déclencher.


Exemples d’objectifs (un seul, pas trois) :

  • générer des demandes de devis,

  • faire connaître une offre,

  • expliquer un service,

  • recruter,

  • changer une perception (ex : “on est premium”, “on est accessible”),

  • augmenter la confiance.


Pourquoi “un seul” ? Parce qu’une vidéo qui veut tout faire finit souvent par ne rien faire.Quand l’objectif est unique, les choix deviennent simples : tout ce qui ne sert pas cet objectif devient secondaire.


Test rapide : “Si quelqu’un regarde la vidéo et ne retient qu’une chose, c’est quoi ?”Cette réponse = votre objectif.


3) Définissez la cible (à qui on parle)

Une vidéo claire est une vidéo qui sait à qui elle parle.Sans cible, on écrit “pour tout le monde”… et on parle à personne.


Définissez la cible de manière simple :

  • qui est la personne ?

  • quel est son niveau de connaissance ?

  • qu’est-ce qu’elle veut ?

  • qu’est-ce qui la bloque (peur, objection, manque de temps, manque de confiance) ?


Exemple :

  • “Dirigeants de PME qui veulent déléguer leur contenu mais manquent de temps.”

  • “Sportifs débutants qui ont besoin d’une méthode simple.”

  • “Clients premium qui cherchent de la qualité et de la confiance.”


La cible influence tout :

  • le vocabulaire,

  • le rythme,

  • le niveau de détail,

  • le ton (pédago, expert, fun, premium),

  • et même les plans (plus de preuve vs plus d’émotion).


4) Clarifiez le message (ce qu’on doit retenir)

Objectif = ce que la vidéo doit déclencher.Message = ce que la vidéo doit faire comprendre.


Le message doit tenir en une phrase. Une seule.

Exemples :

  • “On simplifie la production vidéo pour rendre votre marque reconnaissable.”

  • “On vous accompagne de l’idée à la vidéo qui convertit.”

  • “Notre service vous fait gagner du temps sans perdre en qualité.”


Ensuite, vous pouvez ajouter 2–3 points de support (preuves) :

  • expertise,

  • méthode,

  • résultats,

  • différenciation.


Mais si votre message principal est flou, le montage devient un patchwork : tout est “intéressant” mais rien n’est mémorable.


Pro tip : écrivez votre message comme une promesse simple, pas comme un slogan.


5) Verrouillez le format (durée, ratio, plateformes)

Beaucoup de projets dérapent parce que le format est décidé trop tard.Le format n’est pas un détail technique : c’est une contrainte stratégique.


Dans le brief, il faut écrire noir sur blanc :

  • durée (15s / 30s / 60s / 90s / 2min…),

  • ratio (9:16 / 1:1 / 16:9),

  • plateformes (Reels, TikTok, YouTube, LinkedIn…),

  • variantes (ex : 1 version 60s + 3 cutdowns 15s).


Pourquoi c’est crucial :

  • une vidéo 9:16 se pense différemment (cadrage, sous-titres, rythme),

  • une vidéo LinkedIn n’a pas le même ton qu’un Reel,

  • la durée change la structure narrative.


Règle d’or : le format influence la création. Donc on le décide au début, pas à la fin.



6) Listez les livrables (et surtout : le hors scope)

C’est le point qui protège votre projet… et votre relation client.


Dans le brief, notez précisément :

  • combien de vidéos,

  • quelles durées,

  • quelles versions (sous-titrée, non sous-titrée, version sans musique…),

  • quels exports (1080x1920, 4K, etc.),

  • quels éléments additionnels (thumbnails, teasers, déclinaisons).


Puis, écrivez le hors scope : ce qui n’est pas inclus.


Exemples de hors scope utiles :

  • “X allers-retours de retours inclus”

  • “toute demande supplémentaire au-delà = devis”

  • “changement de direction créative après validation = impact budget/délai”

  • “captation supplémentaire / journée additionnelle = facturation”


Le hors scope n’est pas agressif. C’est une clarification.Et la clarification évite les conflits.



7) Définissez un critère de réussite (sinon chacun juge à l’instinct)

Le pire moment d’un projet, c’est quand on arrive au montage final et que quelqu’un dit :

  • “Bof… je sais pas…”

  • “Ça manque de quelque chose…”

  • “Je le sens pas…”


Ça arrive quand la réussite n’a jamais été définie.


Ajoutez une phrase simple dans le brief :

  • “On considère la vidéo réussie si…”Exemples :

  • “si le message est compris en 5 secondes”

  • “si on obtient X demandes de devis”

  • “si la marque est perçue comme premium”

  • “si la rétention dépasse X% sur 30 secondes”

  • “si le client peut la publier telle quelle sans explication”


Ce critère sert de boussole. Il transforme les retours subjectifs en décisions.



8) Anticipez les validations (et le nombre de retours)

Un brief solide mentionne aussi le process :

  • qui valide ?

  • à quelle étape ?

  • combien de retours ?

  • sous quelle forme (un doc unique, avec timecodes) ?


Sans ça, vous ouvrez la porte à :

  • des retours contradictoires,

  • des validations qui traînent,

  • et un montage qui n’en finit pas.


La prod sereine, c’est la prod qui a un cadre.



9) Checklist express : un brief clair

✅ Objectif clair (un seul)

✅ Cible définie (à qui on parle)

✅ Message principal (une phrase)

✅ Format verrouillé (durée/ratio/plateformes)

✅ Livrables précis + hors scope écrit

✅ Critère de réussite



Conclusion : un brief clair, c’est une prod sereine

Le brief, c’est le moment où on économise du temps, de l’argent et de l’énergie.C’est là qu’on transforme une envie vague en direction concrète. Quand l’objectif est clair, la cible définie, le message simple, le format verrouillé et le hors scope écrit, tout devient plus fluide : les décisions se prennent vite, les retours sont utiles, et la vidéo sort plus forte.


Chez La Boîte à Vidéos, on adore cette étape parce qu’elle fait basculer un projet de “j’espère que ça va le faire” à “on sait où on va”. Et quand tout le monde est aligné, la création peut faire ce qu’elle fait de mieux : captiver et marquer.

.

Commentaires


On tourne 

Ensemble ? 

On vous a convaincu ? Contactez-nous pour en apprendre plus sur notre façon de faire, nous rencontrer en personne, vous le regretterez pas.

bottom of page