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Call sheet (feuille de service) : tout le monde au bon endroit, au bon moment

  • Photo du rédacteur: Thomas FILLEZ
    Thomas FILLEZ
  • 22 janv.
  • 5 min de lecture

Une feuille de service (call sheet) efficace réduit 90% des messages inutiles et sécurise une journée de tournage. C’est simple : quand les informations sont claires, accessibles et complètes, l’équipe avance sans friction. Quand elles sont floues, la production se transforme en SAV permanent : “On se retrouve où ?”, “Je me gare où ?”, “On commence à quelle heure ?”, “Je dois prendre quoi ?”.


Le call sheet n’est pas un document “pour faire pro”. C’est un outil de terrain. Il sert à une chose : faire en sorte que tout le monde arrive au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes infos, et qu’on puisse démarrer vite — sans stress.


Dans cet article, je te donne une méthode simple et redoutablement efficace pour construire une feuille de service qui tient la route, même sur une petite prod, même avec une équipe réduite.



1) Comprenez l’objectif : éviter les questions avant qu’elles existent

Un call sheet, c’est une réponse à un problème universel : sur un tournage, l’équipe est souvent dispersée, les contraintes sont multiples, et le temps est compté. La moindre confusion se transforme en retards, et les retards coûtent cher.


La mission du call sheet :

  • centraliser l’information,

  • anticiper les points de blocage,

  • rassurer l’équipe,

  • et fluidifier la journée.


Un bon call sheet se juge avec une règle simple :

“Si je le lis en 15 secondes, est-ce que je sais où aller, quand, et qui contacter ?”

Si la réponse est oui, tu as déjà gagné.



2) Commencez par l’essentiel : adresse + point exact

L’erreur la plus fréquente, c’est de mettre une adresse… sans préciser le point précis. Et sur le terrain, “l’adresse” ne suffit presque jamais.


Dans ton call sheet, tu dois avoir :

  • l’adresse complète,

  • le point de rendez-vous exact (entrée, portail, étage, salle, côté rue, etc.),

  • et idéalement une indication courte du type : “RDV devant la porte vitrée” / “Entrée livraison” / “Accueil bâtiment B”.

Pourquoi c’est crucial ? Parce qu’une équipe qui cherche le point de rendez-vous, c’est une équipe qui :

  • arrive en retard,

  • se fatigue avant de commencer,

  • et commence la journée en tension.


Règle d’or : pas d’ambiguïté. Une personne qui ne connaît pas le lieu doit pouvoir trouver en autonomie.



3) Donnez le timing : heures + planning clair

Le call sheet n’est pas un planning complexe. C’est un rythme.

Il faut que l’équipe sache :

  • l’heure d’appel (call time),

  • l’heure de début (première prise / first shot),

  • les grandes étapes (installation, tournage, pause, fin prévisionnelle),

  • et les moments critiques (intervenant à 11h, lumière à changer, déplacement à 15h, etc.).


Le piège, c’est de faire un planning trop détaillé qui devient faux au bout de 30 minutes. L’objectif n’est pas d’être “parfait”. L’objectif est d’être lisible et réaliste.

Un bon format :

  • Matin : installation + séquences A

  • Midi : pause + reset

  • Après-midi : séquences B + plans de sécurité

  • Fin : wrap + rangement


Astuce utile : marque ce qui est “non négociable” (ex : intervenant disponible seulement de 10h à 12h). Ça aide l’équipe à prioriser.



4) Ajoutez les contacts clés (et pas 12 numéros inutiles)

Sur un tournage, si un problème arrive, on doit savoir immédiatement qui appeler.Mais si tu mets 15 contacts, plus personne ne sait lequel est important.

Garde 3 à 5 contacts maximum, avec rôle clair :

  • Production / coordination (la personne qui gère les infos et les décisions),

  • Réal / cadre (si besoin),

  • Régie / accès (si le lieu est complexe),

  • Son / technique (si contraintes spécifiques),

  • Client / référent (si nécessaire).


Format recommandé :

  • Nom + rôle + téléphone

  • et éventuellement un rappel : “à appeler en cas de retard”.


Objectif : en 2 secondes, on sait qui contacter.



5) Prévoyez la logistique : parking / accès / règles

C’est souvent ce qui fait perdre le plus de temps… et ce qu’on oublie le plus souvent.


Dans ton call sheet, ajoute :

  • où se garer (parking conseillé, zones interdites, hauteur max),

  • comment accéder au lieu (code, badge, interphone, entrée spécifique),

  • le temps d’accès réel (ex : “5 min à pied”),

  • et les règles du lieu (silence, zones interdites, ascenseur, sécurité).


Si tu peux, ajoute un petit encadré “À savoir” :

  • “Pas de bruit dans le couloir”

  • “Pas de trépied sur telle zone”

  • “Attention : lumière naturelle forte après 16h”

  • “Wi-Fi limité” (utile pour l’équipe post / upload)


C’est ce genre de détails qui fait passer un tournage de “brouillon” à “pro”.



6) Intégrez un plan B (météo / retard / imprévu)

Le call sheet n’est pas là pour décrire un monde parfait. Il est là pour sécuriser la réalité.


Ajoute un plan B simple :

  • Si pluie : bascule intérieur / séquence alternative / déplacer le plan extérieur à la fin

  • Si retard : quels plans sautent en premier (les “bonus”)

  • Si intervenant absent : B-roll + plans produits + plans ambiance

  • Si problème technique : plan fixe minimal + audio sécurité


L’idée n’est pas d’avoir 10 scénarios. C’est d’avoir une réponse immédiate au problème le plus probable.

Pro tip : note une phrase claire :

“En cas de retard, on tourne d’abord les must-have (A), puis le bonus (B) si temps.”

Ça évite les débats sur place.



7) Envoyez au bon moment : la veille + rappel le matin

Le meilleur call sheet du monde ne sert à rien s’il arrive trop tard.

Bon rythme :

  • envoi la veille (fin d’après-midi / début de soirée),

  • rappel le matin (un message court + le PDF / lien).


Pourquoi ? Parce que :

  • la veille, les gens organisent leur transport et leur timing,

  • le matin, ils ont besoin d’un accès rapide (sans chercher dans l’historique).


Astuce pratique : mets le call sheet en PDF + un lien accessible (drive). Le PDF rassure, le lien permet de mettre à jour si nécessaire.



8) Rendez-le lisible : 1 page si possible

Un call sheet doit être scannable. Idéalement, en une page.

Priorise :

  • titre + date + projet,

  • lieu + point précis,

  • call time,

  • planning,

  • contacts,

  • parking / accès,

  • plan B,

  • notes.


Si c’est trop long, c’est que tu as mélangé “call sheet” et “dossier de prod”. Les détails peuvent exister ailleurs. Le call sheet reste l’outil “terrain”.



9) Checklist express : une feuille de service efficace

✅ Infos essentielles (où, quand, quoi)

✅ Point précis (pas juste une adresse)

✅ Rappel la veille + rappel le matin

✅ Contacts clés (3–5 max)

✅ Parking / accès / règles

✅ Plan B (météo / retard)



Conclusion : la clarté, c’est du confort pour l’équipe


Un call sheet, c’est un geste simple qui change tout. Il transforme une journée “à improviser” en journée “pilotée”. Il réduit les messages inutiles, diminue le stress, et permet à chacun de se concentrer sur son métier : tourner, créer, performer.


Chez La Boîte à Vidéos, on le voit constamment : plus la communication est claire en amont, plus la qualité monte sur le terrain. Et cette qualité se ressent ensuite à l’écran.


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