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Plan de tournage : transformez le chaos en clarté

  • Photo du rédacteur: Thomas FILLEZ
    Thomas FILLEZ
  • 20 janv.
  • 5 min de lecture


Une vidéo réussie se joue souvent avant d’appuyer sur REC. Sur le terrain, ce n’est pas la caméra qui fait perdre du temps : ce sont les hésitations, les allers-retours, les “on fait quoi maintenant ?”, et le fameux “ah mince… on n’a pas ce plan”.C’est exactement là que le plan de tournage devient votre meilleur allié.


Un plan de tournage, ce n’est pas un document “corporate” fait pour faire joli. C’est un outil de production ultra concret qui sert à une chose : rendre la journée fluide. Il réduit les imprévus, sécurise les plans essentiels, et vous permet de garder de l’énergie pour ce qui compte vraiment : la direction, l’émotion, l’image, l’histoire.


Dans cet article, on va voir une méthode simple et redoutablement efficace pour passer du chaos à la clarté — même sur un tournage léger, même avec une petite équipe.



Pourquoi on rentre souvent “sans les plans clés” ?

Parce que sur un tournage, tout va plus vite que prévu.Même quand “ça a l’air simple”, il y a toujours :

  • des temps d’installation (lumière, son, cadrage),

  • des mini-problèmes (batteries, cartes, reflets, bruit),

  • des transitions (déplacer le matériel, réinstaller, attendre),

  • des contraintes humaines (fatigue, stress, retard),

  • et la pression du “on doit avancer”.


Résultat : vous tournez beaucoup… mais vous ne tournez pas forcément le bon. Et au montage, c’est le drame : il manque l’image de contexte, le plan de détail, le plan de sécurité, ou la séquence qui fait le lien.


Le plan de tournage sert justement à ça : prioriser, organiser, sécuriser.



1) Ouvrez par la douleur : posez le vrai problème dès le départ

Si vous faites un article, une vidéo, ou une méthode en interne, commencez par un constat simple (et universel) :

“Tu tournes, mais tu rentres sans les plans clés.”

Cette phrase parle à tout le monde : créateurs, marques, équipes marketing, freelances.Parce que tout le monde a déjà vécu l’illusion du “on a tourné plein de choses”… puis la réalité du montage : “en fait, il manque le plan qui raconte.”

Votre plan de tournage doit être pensé comme une réponse à cette douleur : ne plus jamais rentrer sans l’essentiel.



2) Les 5 “must-have” : sécurisez la vidéo avant de l’embellir

Le piège classique, c’est de construire un plan de tournage comme une liste infinie. Or l’objectif n’est pas d’avoir 50 lignes. L’objectif est d’avoir un socle.

Commencez par définir 5 plans indispensables. Pas “les plus stylés”. Les plus stratégiques.


Exemples de “must-have” (adaptables à quasiment tous les projets) :

  1. Plan d’ouverture : celui qui pose l’univers (lieu, ambiance, énergie).

  2. Plan de contexte : où on est, ce qui se passe.

  3. Plan d’action : la démonstration ou l’élément principal.

  4. Plan de preuve : résultat, détail, finition, avant/après, réactions.

  5. Plan de conclusion / CTA : ce qui pousse à l’action (acheter, s’abonner, contacter, venir).


Ces 5 plans sont votre “assurance”.Même si tout part en vrille, si vous avez ces 5 must-have, vous pouvez toujours sortir une vidéo cohérente.


Règle d’or : si vous manquez de temps, vous sacrifiez le “bonus”, pas le “socle”.



3) Regroupez par lieu et par setup lumière (pas par ordre “logique”)

C’est le point que beaucoup ratent : ils organisent le tournage comme un scénario linéaire.Dans la vraie vie, ce qui coûte cher, ce n’est pas de filmer “dans le bon ordre”… c’est de changer de setup.


Donc on regroupe :

  • par lieu (même pièce, même décor),

  • par setup lumière (orientation, intensité, type de lumière),

  • parfois même par setup son (intérieur calme vs extérieur bruyant),

  • et par mise en place (trépied vs handheld, gimbal, etc.).


Pourquoi ? Parce que chaque changement de setup, c’est :

  • installer,

  • tester,

  • ajuster,

  • re-tester,

  • et perdre du rythme.


Un plan de tournage efficace ressemble plus à une stratégie logistique qu’à une histoire.Et paradoxalement, c’est ça qui vous permet ensuite de raconter l’histoire proprement au montage.



4) Ajoutez les temps “invisibles” (sinon votre planning ment)

Un tournage qui dérape, c’est souvent un tournage où on a oublié les minutes “invisibles”.Celles qui ne se voient pas à l’image, mais qui mangent la journée.


Les principaux temps invisibles :

  • déplacement du matériel,

  • installation lumière,

  • réglage son,

  • test caméra (expo, balance, focus),

  • répétitions / brief intervenant,

  • pauses (oui, elles existent),

  • rangement / transition entre scènes.


Intégrez-les dans le plan, même grossièrement.Parce que si vous ne les écrivez pas, vous les payez en stress.


Astuce simple : pour chaque changement de setup, ajoutez une ligne “installation” de 10 à 20 minutes (selon équipe/matos).Vous verrez tout de suite si votre plan est réaliste.



5) Gardez un plan B : la production, c’est gérer l’imprévu

Le plan de tournage n’existe pas pour “prévoir l’avenir”. Il existe pour absorber les chocs.


Un plan B, ce n’est pas forcément quelque chose de complexe. Ça peut être :

  • une séquence alternative en intérieur si pluie,

  • un autre créneau si un intervenant est en retard,

  • un plan de sécurité “facile” si vous perdez une lumière,

  • un B-roll de remplacement si un lieu est inaccessible.

Le plan B vous évite de vous retrouver paralysé quand un imprévu arrive.Et sur un tournage, les imprévus arrivent toujours.



6) Le plan de tournage doit être lisible en 10 secondes

Un bon document de production a une qualité rare : il est évident.


Quand quelqu’un le lit, il doit comprendre immédiatement :

  • où on commence,

  • ce qui est prioritaire,

  • et ce qui peut sauter.


Donc gardez-le simple.Par exemple, une structure en colonnes :

  • Séquence / plan

  • Priorité (Must-have / Important / Bonus)

  • Lieu

  • Setup (lumière / caméra / son)

  • Durée estimée

  • Notes (props, phrases, détails)


L’idée : que votre plan serve sur le terrain, pas juste sur Google Docs.



7) L’effet immédiat : vous récupérez du temps… et de la créativité

Le bénéfice caché d’un plan de tournage, ce n’est pas seulement l’efficacité.C’est l’espace mental.


Quand vous savez exactement quoi filmer et dans quel ordre :

  • vous dirigez mieux,

  • vous testez plus de variantes,

  • vous laissez de la place au “moment vivant”,

  • vous êtes plus attentif à la narration.


En clair : vous créez mieux, parce que vous êtes sécurisé.



Checklist express : un plan de tournage qui transforme le chaos en clarté

5 must-have (les indispensables)

✅ Regroupement par lieu et setup

✅ Temps “invisibles” intégrés (installation, transitions)

Plan B (météo, retard, absence)

✅ Priorités claires (ce qui saute en premier)

✅ Document lisible en 10 secondes



Conclusion : la préparation, c’est de la créativité sécurisée

On croit souvent que préparer, c’est “brider” la créativité. En réalité, c’est l’inverse : la préparation vous donne un cadre solide pour oser.


Un plan de tournage, c’est ce qui vous permet de rentrer avec :

  • les plans essentiels,

  • une structure claire,

  • et assez de matière pour faire un montage vivant.


Chez La Boîte à Vidéos, on le voit tout le temps : quand le tournage est cadré, le contenu devient plus cohérent, plus efficace… et la marque ressort mieux, parce que tout ce qui est superflu ne prend plus la place de l’essentiel.

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